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D |
epuis la
colline de
Pour
accéder au monticule, un chemin boueux gorgé
de flaques d’eaux rougies éventrait le champ de
ronces noires qui en drapait le
sommet. Les joies célestes s’estompaient peu
à peu dans le vacarme d’un lourd
équipage. Un chariot, tiré par des
bœufs aux cornes dressées comme des fourches
vers le ciel, s’avançait au pas,
flanqué d’une escorte de soldats à
cheval. Le
charretier redoubla les coups de trique sur
l’échine de ses bêtes, pour un
ultime effort, et resta un instant immobile, pour s’assurer
de l’arrêt de
l’attelage, puis descendit lourdement de son
siège. Les bottes maculées de boue,
il se dirigea à l’arrière du
chariot surmonté d’une cage de fer
forgé et de bois, dans laquelle se trouvait
un couple de prisonniers enchaînés.
Le
crépuscule céda sa place à une nuit de
solstice, une nuit de pleine lune. Les gardes emmenèrent les
condamnés vers une
estrade de bois, depuis laquelle un bourreau au pourpoint carmin et ses
deux
assesseurs s’affairaient à préparer
leur exécution....
À
la fin du supplice, le bourreau se rendit
vers une calèche proche du gibet, dont l’occupant
n’avait pu ignorer aucun
détail de l’exécution. Une main sortit
de la fenêtre et tendit au bourreau une
bourse, remerciée par un « merci Monsieur
le Comte »….


