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Comme
si Mickey lisait dans mes pensées, il répondit
illico. ––
Té,
j’habite la maison mitoyenne de la vôtre, vous avez
juste à contourner le
magnolia à gauche, et vous êtes chez moi, quinze
mètres à peine. En
moins de deux minutes, je réalisai que j’allais
devoir partager cette belle
demeure avec un voisin. Ce n’était pas du tout
conforme avec le descriptif que
j’avais reçu de la villa. Mickey
pendant ce temps continuait de parler : ––
Et
puis chez moi, y a pas besoin de sonnette, la porte est toujours
ouverte !
Si vous avez besoin de quoi que ce soit, je suis là. D’un
signe de la main, il m’engagea à le suivre. Il
m’entraîna sur le trottoir, et
radieux déclara : ––
Je
vous fais visiter les alentours. Il
pointa la maison cubique en face et reprit : ––
––
Et
à gauche vers la forêt ? ––
Là
ce n’est plus la rue des Écarlates mais le chemin
du Golgotha. Il traverse le
bois de Fausses Reposes en direction de Mickey me regarda. ––
Y’a
pas à dire Michel, c’est ici que je me sens bien.
Écoutez-moi ce silence !
Vous ne trouverez pas mieux ailleurs. |